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"Les Vœux du Publieur"



Le Publieur vous souhaite une très belle année 2003
et vous encourage vivement à écrire!
Pour vous aider à vaincre l'angoisse de la page blanche
nous vous proposons quelques "grands débuts".

« Alors, tu vas vraiment faire ça ? “Évoquer tes souvenirs d’enfance”… Comme ces mots te gênent, tu ne les aimes pas. Mais reconnais que ce sont les seuls mots qui conviennent. Tu veux “évoquer tes souvenirs”… il n’y a pas à tortiller, c’est bien ça.
— Oui, je n’y peux rien, ça me tente, je ne sais pas pourquoi…
— C’est peut-être… est-ce que ce ne serait pas… on ne s’en rend parfois pas compte… c’est peut-être que tes forces déclinent…

Nathalie Saraute : Enfance. Paris : Gallimard, 1983.

Voilà ! nous commençons. Quand nous serons au bout de l’histoire, nous en saurons plus que nous ne savons maintenant ; car c’était un méchant troll ; c’était un des pires, c’était “le diable”. Un jour, il était de très bonne humeur, parce qu’il avait fabriqué un miroir, ce miroir avait cette propriété que tout le bon et le beau qui s’y réfléchissait s’y réduisait à presque rien, mais tout ce qui ne valait rien et avait vilain aspect y ressortait et devenait encore plus vilain.

H. C. Andersen : La reine des neiges. Traduction P. G. La Chesnais. Paris : Gallimard, « Folio Junior », 1977.

Si vous avez réellement envie d’entendre cette histoire, la première chose que vous voudrez sans doute savoir c’est où je suis né, ce que fut mon enfance pourrie, et ce que faisaient mes parents et tout avant de m’avoir, enfin toute cette salade à la David Copperfield, mais à vous parler franchement je ne me sens guère disposé à entrer dans tout ça. En premier lieu, ce genre de truc m’ennuie, et puis mes parents piqueraient une crise de nerfs si je racontais quelque chose de gentiment personnel à leur sujet. Ils sont très susceptibles là-dessus, surtout mon père. Ils sont gentils et tout – je ne dis pas – mais ils sont quand même bougrement susceptibles.

J.D. Salinger : L’attrape-cœurs. Traduction Sébastien Japrisot. Paris : Laffont, 1996.

Je me propose de raconter le plus honnêtement possible, sans rien déguiser, dans sa vérité nue, notre vie conjugale, dont le monde apparemment n’offre pas beaucoup d’autres exemples. Outre que ce travail constituera pour moi une chronique précieuse de faits que je n’incline aucunement à oublier, il est probable, et même certain, que mes lecteurs y trouveront quelque matière à instruction.

Junichirô Tanizaki : Un amour insensé. Traduction Marc Mécréant. Paris : Gallimard, 1988.

Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail. Sur les photos de famille prises l’été suivant, on voit de jeunes dames en robes longues, aux chapeaux empanachés de plumes d’autruche, des messieurs coiffés de canotiers et de panamas qui sourient à un bébé ; ce sont mes parents, mon grand-père, des oncles, des tantes, et c’est moi. Mon père avait trente ans, ma mère vingt-et-un, et j’étais leur premier enfant.

Simone de Beauvoir : Mémoires d'une jeune fille rangée. Paris : Gallimard, 1958.

Mon père et ma mère auraient dû rester à New York où ils se sont rencontrés, mariés, et où je suis né. Au lieu de ça, ils sont retournés en Irlande lorsque j’avais quatre ans, mon frère, Malachie, trois, les jumeaux, Oliver et Eugene, à peine un, et que ma sœur, Margaret, était morte et enterrée. Quand je revois mon enfance, le seul fait d’avoir survécu m’étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l’enfance heureuse vaut rarement qu’on s’y arrête. Pire que l’enfance misérable ordinaire est l’enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l’enfance misérable en Irlande catholique.

Frank McCourt : Les cendres d'Angela. Traduction Daniel Bismuth. Paris : Belfond, 1997.

J’appartiens à l’une des plus vieilles familles d’Orsenna. Je garde de mon enfance le souvenir d’années tranquilles, de calme et de plénitude, entre le vieux palais de la rue San Domenico et la maison des champs au bord de la Zenta, où nous ramenait chaque été et où j’accompagnais déjà mon père, chevauchant à travers ses terres ou vérifiant les comptes de ses intendants.

Julien Gracq : Le rivage des Syrtes. Paris : José Corti, 1951.

«Léa ! Donne-le-moi ton collier de perles ! Tu m’entends, Léa ? Donne-moi ton collier ! » Aucune réponse ne vint du grand lit de fer forgé et de cuivre ciselé, qui brillait dans l’ombre comme une armure.

Colette : Chéri. Paris : Fayard, 1956.

1889. Automne. Avec Pierre. Nous montons au sixième d’une maison de la rue Monsieur-le-Prince, en quête d’un local où puisse se tenir le cénacle. C’est là-haut, une grande chambre, agrandie encore par l’absence de meubles. À gauche de la porte, le plafond tombe obliquement comme dans les mansardes. Tout en bas, une trappe donne dans un grenier qui longe la maison sous les tuiles. En face, une fenêtre à hauteur d’appui laisse voir par-dessus les toits de l’École de Médecine, par-dessus le Quartier latin, l’étendue à perte de vue des maisons grises, la Seine et Notre-Dame dans le coucher de soleil et, tout au loin, Montmartre, à peine distinct dans la brume du soir qui s’élève.

André Gide : Journal. Paris : Gallimard, 1939.

Nous étions à l’étude, quand le Proviseur entra, suivi d’un nouveau habillé en bourgeois et d’un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail. Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir, puis se tournant vers le maître d’études : « Monsieur Roger, lui dit-il à demi-voix, voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. Si, son travail et sa conduite sont méritoires, il passera dans les grands, où l’appelle son âge. »

Gustave Flaubert : Madame Bovary. Paris : M. Lévy frères, 1857.

La France vient du fond des âges. Elle vit. Les siècles l’appellent. Mais elle demeure elle-même au long du temps. Ses limites peuvent se modifier sans que changent le relief, le climat, les fleuves, les mers, qui la marquent indéfiniment. Y habitent des peuples qu’étreignent, au cours de l’Histoire, les épreuves les plus diverses, mais que la nature des choses, utilisée par la politique, pétrit sans cesse en une seule nation.

Charles de Gaulle : Mémoires d'espoir. Paris : Plon, 1970.

Ces commentaires sont assurés d’être promptement connus d’au moins cinquante ou soixante personnes ; autant dire beaucoup dans les jours que nous vivons, et quand on traite de questions si graves.

Guy Debord : Commentaires sur La Société du Spectacle. Paris : Gallimard, (1979) 1992.

Par une soirée extrêmement chaude du début de juillet, un jeune homme sortit de la toute petite chambre qu’il louait dans la ruelle S… et se dirigea d’un pas indécis et lent vers le pont K… Il eut la chance de ne pas rencontrer sa propriétaire dans l’escalier.

Fédor Dostoïeveski : Crime et châtiment. Traduction D. Ergaz. Paris : Gallimard, « La Pléiade », 1950.

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. »

Marcel Proust : Du côté de chez Swann. Paris : Gallimard, 1919.

Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame-de-la-Garde signale le trois-mats le Pharaon, venant de Smyrne, Trieste et Naples.
Comme d’habitude, un pilote côtier partit aussitôt du port, rasa le château d’If et alla aborder le navire entre le cap de Morgion et l’île de Rion.

Alexandre Dumas : Le Comte de Monte-Cristo. Paris : Pétion, 1845.

Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau. Cette pension, connue sous le nom de la Maison-Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement.

Honoré de balzac : Le père Goriot. Paris : Werdet, 1835.

Saint-Germain-des-près ! ?… Je sais ce que vous allez me dire : « Mon Dieu, mais c’est d’un commun ma chérie, Sagan l’a fait bien avant toi et telllllement mieux ! » Je sais. Mais qu’est-ce que vous voulez… je ne suis pas sûre que tout cela me serait arrivé sur le boulevard de Clichy, c’est comme ça. C’est la vie. Mais gardez vos réflexions pour vous et écoutez-moi car mon petit doigt me dit que cette histoire va vous amuser.

Anna Gavalda : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part. Paris : Le Dilettante, 1999.

Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C’est un sentiment si complet, si égoïste que j’en ai presque honte alors que la tristesse m’a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l’ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd’hui quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres.

Françoise Sagan : Bonjour tristesse. Paris : Julliard, 1954.

Une pensée : J’ai été nourri au sang maternel. Oui, bien avant de goûter à la douceur du lait maternel, avant d’être comblé par la chaude sensation du lait sucé à même le sein, j’ai été élevé au sang, au sang humain, tiède et amer.

Abdulhamid Ammar : Dérèglements. Paris : S Wespieser, 2002

Toute petite, toute minuscule, elle vient de poser le pied sur la grande dalle de marbre blanc et la page entière a frémi.
L’oreiller. Elle sent le bout de la toile. Elle aperçoit difficilement le tissu. Plus loin ? Non. Juste ce petit espace près de son œil. La taie qui gratte sous le visage. Elle sent la griffure du tissu. Autre chose ? Non. Son corps est comme enseveli. Déjà ! Cet intervalle infime qu’on lui laisse. Quelques secondes encore. Peut-être.

Anne Delbée. Une Femme. Paris : Presses de la Renaissance. 1982.

Par un après-midi de printemps de cette année 19.. qui des mois durant sembla menacer si gravement la paix de l’Europe, Gustav Aschenbach, – ou d’Aschenbach – était parti de son appartement de Prinzregentenstrasse à Munich, pour faire une assez longue promenade.

Thomas Mann : La mort à Venise. Traduction de Félix Bertaux et Charles Sigwalt. Paris : Stock, 1995.

Personne ne soupçonne l’agréable frisson de peur quand mon regard plonge dans l’abîme du silence. Je reste longtemps à avoir envie de dire ce curieux apaisement qui me saisit lorsque le souvenir des heures de la vie s’enroule autour de cet entre-temps qui n’est plus silence et pas encore parole.

Françoise Vergnon : Le silence de la parole. Paris : Le Publieur, 2002.

 




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